" Le serpent et le dragon mettront un jour Grenoble en sablons... " VI.855   
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Les 7 Merveilles du Dauphiné


     On appelait ainsi, autrefois, certaines curiosités naturelles dont plusieurs devaient leur renommée à la crédulité populaire ou à l'impossibilité où se trouvait alors la science d'expliquer leur origine.

     C'est en 1661 que Nicolas Chorier, historien, cite les 7 merveilles du Dauphiné dans son « Histoire générale du Dauphiné ».


La Tour sans Venin

     La tour, dont il reste un pan de mur, reste d'un château féodal de Pariset du XI° siècle, était, dit-on, construite au milieu de terres (apportées de Paris par le paladin Roland, neveu de Charlemagne) qui avaient la propriété de faire fuir ou mourir les serpents venimeux et autres bêtes rampantes. Une autre légende dit aussi qu'un temple y fut élevé à la déesse Isis, déesse qui protégeait dit-on, des serpents.
En fait, "sans-venin" serait une corruption de "Saint-Véran", "Tour Saint-Vëran", ou encore "Saint-Vérin". Une chapelle lui était dédiée autrefois près de la tour et "véran" signifiait venin en patois.
     Située sur Saint-Nizier.


Le Mont Aiguille

     Le mont Aiguille ou Mont Inaccessible (2087m) fut longtemps considéré comme absolument inaccessible. Sur ordre de Charles VII, il fut gravi pour la 1ère fois en 1492 à l'aide d'échelles en bois par Antoine de Ville, gouverneur de Montélimar, avec quelques officiers du roi (l'ascension dura une semaine) et pour la 2nd fois en 1834. Aujourd'hui le mont Aiguille offre plus de 30 voies d'ascension de différents niveaux.
     Situé sur la commune de Chichiliane dans le Trièves



La Pierre Percée

     Ce bloc de pierre autrefois appelé « roche percée » domine la Mateysine. Le travail des eaux sur les roches calcaires a formé un arc de 6m d’ouverture. La pierre Percée est clasée depuis 1991 par les Beaux –Arts.
     Située à Pierre-châtel au sommet de la colline de Creys à 1220m d’altitude près de La Motte d’Aveillans



Les Grottes de la Balme

     C’est une énorme cavité creusée par les eaux calcaires de l’Ile de Crémieu, connues et habitées aux temps préhistoriques. François 1er y vint en pèlerinage 1516 et aurait déjeuné dans une des salles de ces grottes, salle qui porte aujourd’hui son nom. L'imagination populaire en fit l'un des refuges de Mandrin... (célèbre bandit dauphinois…) Les Grottes de La Balme attirent les visiteurs depuis bientôt 2 siècles ! (1807)
     L'entrée de la grotte est un monumentale porche de 35 m de haut et 28 m de large. Sur le côté se trouve un édifice composé de 2 chapelles superposées, datant des IX° et XIV° siècles, dédiées l'une à la Vierge Marie et l'autre à Saint Jean-Baptiste ; le clocheton arrive presque jusqu'à la voûte. A leur pied coule un ruisseau qui est le déversoir du lac situé au fond de la grotte.
     Au bout de cette salle longue de 80 m, on accède à la salle surmontée de la Grande Coupole, point de départ de toutes les galeries, dont celle du Moine, de François 1er et du Lac (180 m de long, 3 à 5 m de large, 4 m maxi de fond et 1,3 à 10 m de plafond).
     La première exploration connue du lac date du XV°s mais à l'heure actuelle, le mystère de l'origine de l'eau demeure entier.
     Situées sur la rive gauche du Rhône.


Le Pont de Pont de Claix

     Le pont de Claix, qui fut construit entre 1608 et 1611 sous l'impulsion du connétable Lesdiguières, permettait le franchissement aisé du Drac et une communication régulière entre Grenoble et les proches campagnes. Les carosses qui l'empruntaient devaient également payer un droit de passage. D'allure encore médiévale avec sa chaussée en dos d'âne, son unique arche d'une portée de 46 mètres et 16m de haut, représentait à l'époque une véritable prouesse technique.
     Le pont portait à l'époque deux inscriptions : "UNUS DISTANCIA JUNGO" (Unique par ma longueur, je réunis) et "ROMANA MOLES PUDORE SUFFUNDO" (Je fais rougir de honte les constructions romaines).
     Il est classé monument historique en 1898.
     Le "nouveau pont", plus large et moins raide, fut achevé en 1873.
     Situé à Pont de Claix.



La Fontaine Ardente

     Henri Ferrand écrit en 1904 : "Là des gaz combustible s'échappaient du sol, et bouillonnant parfois au dessus d'une flaque d'eau, ils pouvaient y être allumés et produire ainsi l'effet singulier d'une flamme s'élevant des eaux. Un ingénieur, M Piret, croyant y mettre à jour une source de pétrole, fit faire, il y a quelque 20 ans (~1884) des travaux considérable, bouleversant le sol, tarissant la source des gaz et engloutissant l'argent de ses actionnaires. Plutôt que de se laisser exploiter, la fière merveille s'est évanouie."
     C'est la présence de gaz méthane et des traces d'anhydride carbonique qui donnent des flammèches bleuâtres au dessus de l’eau . Des éboulements firent ensuite de nouveau disparaître cette curiosité, remise à jour en 1973. Aujourd'hui, elle est de nouveau visible.
     Située aux environs de Vif, entre Miribel-Lanchâtre et St-Barthelemy du Guâ, au lieu dit « le hameau des Pierres ».


Les Cuves de Sassenage

     C'est là dit la légende que la fée Mélusine, fille du roi d'Albanie et de la fée Pressine, transformée périodiquement en sirène, se baignait ; surprise par son mari, elle s'enfuit à jamais dans les profondeurs de la grotte. C'est sa mère qui lui avait jeté un sort en lui faisant promettre de ne jamais se montrer à son mari le samedi dans sa forme primitive : celle d'un poisson. Ce fut fait à cause d’un mari jaloux.
     Les cuves (creux en forme d'entonnoir à l'entrée de la grotte), plus ou moins pleines selon les périodes de l'année, et pouvant se remplir subitement, servaient de baromètre aux paysans. Pour une autre légende, si le jour de l’Epiphanie les eaux envahissaient la totalité de ces Cuves, les récoltes et vendanges seraient bonnes.
     La grotte est aujourd'hui équipée, pour les visites, d'un son et lumières.
     Situées dans les gorges du Furon à Sassenage.